
Euskal herriko laborarien batasuna
Euskal Herriko Laborarien Batasuna est le syndicat agricole des trois provinces du Pays Basque nord (Xiberoa, Baxe-Nafarroa et Lapurdi). ELB est rattaché à la Confédération Paysanne à l’échelle française et à la Via Campesina à l’échelle internationale. ELB est le premier syndicat agricole au Pays Basque nord.
Son objet est la représentation et la défense des paysan·nes dans le domaine moral, technique, social, économique, juridique et fiscal. Notre syndicat se bat pour une juste rémunération du travail. Nous défendons un modèle d’agriculture paysanne, de petites fermes, orienté vers des produits de qualité, qui permet à la fois de faire vivre dignement les paysan·nes, respecte les consommateurs·rices et qui milite pour une juste répartition des ressources et des richesses.
La création d’ELB en bref
Dans les années 1970, dans la lignée de mai 1968 et du mouvement des paysan·nes-travailleurs·ses, une quarantaine de jeunes d’Iparralde fatigué·es de la cogestion pratiquée par la FDSEA en faveur de politiques productivistes qui cassent le revenu et font disparaître les fermes, décident de se mobiliser. Pendant trois ans, ils et elles occupent les postes du syndicat unique (bureau communal, présidence cantonal, commissions) pour y défendre des prix qui couvrent les coûts de production, des droits sociaux, une gestion du foncier comme outil de travail et non comme capital… Les mobilisations sont nombreuses : les luttes foncières, agalaxie, lait… La FDSEA départementale ne les soutient pas, voire se désolidarise de ces actions menées en son nom. En 1981, la commission féminine tranche : la création d’ELB est décidée. Le syndicat est concrètement créé un an plus tard, le 30 octobre 1982, en même temps que son journal, Laborari. Depuis, ELB n’a de cesse de se battre pour la défense des paysannes et des paysans basques. Les militant·es du syndicat seront à l’origine de la création de nombreuses organisations paysan·nes pour la défense de leur métier et la promotion d’une alimentation locale et de qualité, qu’ils et elles font vivre au quotidien.
Les commissions d’elb
Toutes les commissions sont ouvertes aux paysan·nes qui souhaitent s’y impliquer : rejoins le mouvement !
La commission foncier d’ELB se bat pour que la terre agricole soit préservée, justement répartie entre les paysan·nes et accessible, dans un contexte de forte pression du marché foncier et d’accaparement de la terre pour un usage non-agricole impactant fortement la capacité des payasan·nes à exercer leur métier, plus encore à s’installer.
ELB siège à la Société d’aménagement public et d’établissement rural (Safer), outil public de gestion du marché foncier rural. La Safer peut acheter et revendre des biens agricoles (ou simplement être intermédiaire d’une vente) et réalise pour cela des appels à candidatures débattus en comité technique, où ELB vote.
La Safer dispose de droits de préemption sur la terre et le bâti agricole (usage ou prix). Les délégué·es foncier d’ELB effectuent une veille foncière hebdomadaire pour garantir, autant que possible, la préservation de la vocation agricole de la terre.
La commission siège par ailleurs à la Commission départementale d’orientation agricole (CDOA), où sont votées les autorisations d’exploiter et à la Commission départementale de protection des espaces agricoles naturel et forestiers (CDpenaf).
Les paysan·nes de Lur taldea travaillent en étroite collaboration avec Lurzaindia, la foncière agricole et association de défense des terres agricoles créée par les militant·es d’ELB.
La commission répond aussi aux sollicitations des paysan·nes ayant un problème concernant le foncier, les autorisations d’exploiter ou l’urbanisme.
La commission Ovine d’ELB rassemble une trentaine d’éleveurs·ses qui se réunissent au fil de l’actualité. La commission travaille principalement sur les sujets des prix du lait, de l’Appellation d’origine protégée Ossau-Iraty, des prix des agneaux, de l’Interprofession du lait de brebis et du sanitaire.
La commission bovine d’ELB rassemble une vingtaine d’éleveurs·ses qui travaillent principalement les sujets du sanitaire : la tuberculose bovine et la DNC ont particulièrement mobilisé les paysan·nes ces dernières années.
La commission plume d’ELB réunie une vingtaine d’éleveurs·ses de volailles mobilisé·es notamment pour la sauvegarde la race Kriaxera et du sanitaire. Ces dernières années ont été marquées par des crises intenses de grippe aviaire. La politique sanitaire de l’Etat vis-à-vis de la maladie menacent la survie les petits élevages plein air autarciques avec en particulier une obligation de claustrer les volailles. Impossible techniquement pour beaucoup d’éleveurs·ses, à rebours des attentes des consommateurs·rices, la claustration provoque en plus des pertes économiques et en termes de qualité très importantes. Cette politique ne reconnaît pas la particularité du plein air autarcique, qui a de nombreuses vertus sanitaires (faible densité, absence de mouvements et d’intervention extérieures, rusticité des races, etc). La commission se bat pour la reconnaissance de ces vertus et pour le droit au plein d’exister.
Ces dernières années, la mobilisation des paysan·nes a notamment permis la mise en œuvre d’une expérimentation nationale financée par le ministère et menée par la FADEAR permettant d’objectiver ces éléments.
La commission petite ferme rassemble une dizaine de paysan·nes qui travaillent à la reconnaissance des petites fermes, grandes oubliées de la PAC. Leur travaille a abouti notamment à la création d’une « aide petite ferme » par la Communauté d’agglomération Pays Basque.
La commission montagne rassemble une quinzaine de paysan·nes mobilisé·es en particulier sur les sujets de la prédation, des estives, de l’ICHN ainsi que du gardiennage.
La commission PAC travaille étroitement avec la Confédération paysanne à l’échelle française. Les négociations de la prochaines PAC sont un sujet central.
La commission végétale d’ELB rassemble des maraîchers·ères et arboriculterus·rices qui se battent pour que les productions végétales à consommation humaine soient soutenu·es par des politiques publiques fortes. Actuellement, le calcule des aides au revenu de la PAC, à l’hectare, leur est profondément dommageable.
Les indemnisations en cas d’aléas climatiques sont aussi un sujet central de la commission, comme la bataille pour une exemption de la redevance sur l’eau pour les production végétales à consommation humaine.
La commission travail aussi sur l’accompagnement technique des paysan·nes.
La commission sociale d’ELB est composée d’une dizaine de paysan·nes qui travaillent sur les sujets des droits sociaux, des retraites, de la MSA. La solidarité paysanne est aussi au cœur de la commission, qui échange avec SOS indartu.
Cette commission suit activement les évolutions des dispositifs d’accompagnement pour l’installation et la transmission des fermes. Elle participe également aux concertations DNJA, afin d’apporter son regard sur les différents projets d’installations bénéficiant de cette aide.
La commission jeune, ou ELB Gazte est composée d’une vingtaine de paysan·nes. Les jeunes d’ELB organisent des projets autour de l’installation, des rassemblements festifs et se réunissent pour échanger sur les problématiques auxquelles ils et elles font face, en tant que jeunes installé·es. ELB gazte écrit par ailleurs toutes les semaines le Gazteen Hitza, note d’humeur du Laborari.
L’occasion de s’engager dans le syndicat, dans une ambiance chaleureuse et conviviale!
La commission porcine d’ELB compte une dizaine d’éleveurs·ses de porcs basques, engagé·es dans le filière Kintoa. Ils et elles sont mobilisé·es notamment pour la sauvegarde de la race porc basque, du sanitaire, et de la biosécurité en élevage plein air. Tout comme la commission plume, les éleveur·ses ont suivi la mise en œuvre d’une expérimentation nationale dans le but d’adapter les normes de biosécurité de l’élevage de porcs au système plein air, ainsi qu’aux particularités du territoire en terme par exemple de topographie.

