Communiqué de presse
RETARDS ICHN :
ELB EXIGE DES PAIEMENTS EN URGENCE

Ainhice-Mongelos, vendredi 23 janvier 2026
Depuis le 4 décembre 2025 de nombreux éleveurs·ses n’ont pas touché la totalité des aides ICHN (Indemnité compensatoire de handicap naturel) de la Politique agricole commune qui leur est due. Une « anomalie » a affecté le calcul du montant de l’aide ICHN pour des exploitant·es disposant de surface en zone Montagne 2 selon la DDTM des Pyrénées-Atlantiques.
Cette anomalie devait être solutionnée, comme spécifié le 19 décembre par la DDTM, aux environ de fin janvier 2026. L’échéance arrivant, un troisième courriel a été envoyé récemment indiquant que le paiement « pourrait intervenir lors de l’une des deux liquidations prévues mi-février ». Les paysan·nes n’ont pas le luxe du conditionnel !
La problématique est imputée à un dysfonctionnement technique que l’Agence de services et de paiements chercherait activement à résoudre. Ces dernières années, ces « dysfonctionnements » se multiplient, suivis de réparations toujours excessivement longues : les régulations auprès des paysan·nes prennent des mois !
Alors que la dérégulation des marchés agricole a été organisée massivement par l’Etat français et l’Union Européenne depuis des décennies, cassant les prix et avec eux la rémunération des paysan·nes, les « aides » de la Politique agricole commune, comme l’ICHN, sont absolument vitales à la survie économique des fermes. Elles représentent, nous le déplorons, une part de plus en plus importante de notre activité économique et de fait, de notre rémunération. Leur caractère fondamental pour les fermes est bien du fait de l’Etat et de l’UE, non des paysan·nes !
Les retards ICHN en question compliquent considérablement la vie des éleveurs·ses concerné·es, déjà étranglé·es par un contexte économique et sanitaire nauséabond. La trésorerie des fermes n’a pas la capacité d’absorber ces erreurs ! L’Etat doit impérativement respecter les délais de versement !
Il est très urgent que ce problème soit solutionné et que les éleveurs·ses touchent l’argent qui leur revient, avant qu’ils et elles ne soient forcé·es de contracter des avances de trésorerie qui sont autant de charges supplémentaires.
ELB a écrit au préfet des Pyrénées-Atlantiques pour que l’aide soit versée en urgence aux éleveurs.
