Communiqué de presse – ELB
TEMPÊTE NILS : ELB RENCONTRE ALAIN ROUSSET

Ainhice, le 10 avril 2026
Les représentant·es de la Confédération paysanne de Nouvelle Aquitaine, du Béarn, du Lot et Garonne et du Pays Basque (syndicat ELB), ont reçu la visite d’Alain Rousset, président de la Région, ce vendredi, sur la ferme de Régis Mathon, maraîcher à Pomps.
La tempête Nils qui a touché la région Nouvelle Aquitaine dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 février a fortement impacté les fermes maraîchères avec des rafales de vent jusqu’à 140 km/h dans les Pyrénées Atlantiques et des inondations dans la Gironde et le Lot-et-Garonne pendant une dizaine de jours. Bâches arrachées, structures de serres complètement pliées : les dégâts sont de taille. Les maraîcher·es ont perdu des cultures, doivent investir dans une nouvelle structure de serre ou de nouvelles bâches et ne peuvent plus cultiver sous serre pendant des mois. Face à la détresse des paysan·nes, aucune aide n’existe pour aider le maraîchage diversifié à remonter la pente en cas d’aléas climatiques. Plusieurs maraîcher·es s’interrogent sur le maintien de leur activité. ELB et la Confédération paysanne du Béarn ont recensé les fermes impactées et transmis les chiffres des dégâts de la tempête à l’administration. Nos syndicats ont successivement rencontré la MSA Sud Aquitaine, la DDTM 64, le département Pyrénées Atlantiques, sans aucun résultat, malgré une situation alarmante. L’absence de reconnaissance de notre filière, sans laquelle la souveraineté alimentaire est un concept vide de sens, est incompréhensible !
Ainsi, nous saluons la venue d’Alain Rousset et des services de la Région Nouvelle Aquitaine. Premier pas en avant, la Région a ouvert un appel à projet Plan de compétitivité et adaptation des exploitations agricoles (PCAE) adapté, avec une ligne spéciale pour les maraîcher·es sinistré·es dans les communes déclarées en catastrophe naturelle pour les inondations. L’enveloppe destinée à cet appel à projets a augmenté de 500 000 euros. Une attention particulière sera donnée aux sinistré·es situé·es à l’extérieur de la zone catastrophe naturelle, notamment touchés par les rafales de vent, au cas par cas.
Nous resterons vigilant·es à ce que tous les maraîcher·es victimes de la tempête aient droit à ce PCAE. Nous demandons aux paysan·nes concerné·es de se faire connaître auprès de leur Confédération paysanne locale, pour que nous suivions leurs dossiers. Dans une réflexion sur un plus long terme, nous avons défendu auprès du président de la Région la création d’un fonds mutualiste pour aider les petites fermes en cas d’aléas climatiques.
Pas de souveraineté alimentaire sans maraîchage diversifié !
