AOP Kintoa
La filière Kintoa cherche à dynamiser sa production

Ekoizpena eta xifre egonkorrak atxikitzeko, Kintoa Euskal Xerriaren Elkarteak
bere dinamika kolektiboa indartu nahi du.
Le Kintoa se lance dans une nouvelle dynamique qui se veut positive. Lors de son assemblée générale du 16 janvier dernier, la filière Porc Basque a annoncé ses nouveaux chiffres à l’engraissement. Comme dans l’ensemble du monde paysan, la perte de producteur·ices en Kintoa est notamment due à un manque de renouvellement des générations. Afin de maintenir la production et des chiffres stables, la filière cherche à renforcer la dynamique collective, et souhaite notamment d’attirer plus de naisseurs et d’engraisseurs.
Mieux valoriser
Avec un poids moyen carcasse de 122,1 kg pour un prix moyen au kilo carcasse de 4,30 €, la filière Porc Basque Kintoa informe que le chiffre d’affaires moyen est de 525 € par carcasse (chiffres Kintoaren Berri n°20). Pour la grille de prix du porcelet en vif, le poids cible de vente est de 35 kg pour les naisseurs, soit 165 € le porcelet. Lors de l’assemblée générale, la question de la variabilité des résultats carcasses a été soulevée et avec elle, celle de la rémunération. Les adhérent·es ont ainsi voté une évolution de la grille de prix (prix plancher pour les carcasses), en attendant de travailler autour de données plus précises, potentiellement fournies par le futur système automatique de mesure pour le gras et le maigre de l’abattoir de Garazi. “En se basant sur les résultats 2025, cela représente une augmentation de 26 € pour les carcasses dites “légères” et de 37 € pour les carcasses de plus de 110 kg” informe la filière. “Nous sommes les seuls à continuer d’augmenter les prix” défend Kaiet Barberarena, éleveur à Iholdy et membre du bureau de l’AOP. “Pour cela, nous cherchons à augmenter le prix carcasse pour continuer à valoriser la production.”
Attirer plus de producteur·ices
Entre 2024 et 2025, la filière Kintoa aurait perdu 900 porcelets sevrés. Une baisse qui aura une conséquence sur le nombre de porcs charcutier en 2026. D’après les données fournies, la base prévisionnelle de cette année serait de 3200 carcasses AOP Kintoa, contre 3700 l’année dernière. “L’augmentation du nombre de truies devient un sujet sérieux si l’on veut faire repartir la production et maintenir une offre AOP Kintoa autour de 3600 – 3700 carcasses par an” se sont inquiété·es les paysan·nes en assemblée. “Avec les départs à la retraite, nous manquerons surtout de naisseurs les années à venir” a souligné Kaiet Barberarena. L’enjeu est ainsi d’attirer de nouveaux·elles producteur·ices afin d’endiguer la perte, notamment due à certains départs à la retraite, afin d’assurer la suite. Si la filière Kintoa a pour habitude de vendre la plupart des carcasses aux transformateurs artisanaux, force est de constater que le nombre de producteur·ices fermiers augmente. “L’année dernière, nous avons fait 1000 carcasses entre producteurs fermiers” informe le paysan d’Iholdy. L’élevage de porcs Kintoa est rarement une activité à part entière, mais souvent un atelier complémentaire. Il s’agit donc d’un “plus” que la filière souhaite valoriser afin de convaincre les paysan·nes de démarrer cet atelier sur leurs fermes. Pour cela, “nous suivons les nouvelles installations et travaillons les projets ensemble.”
S’ouvrir au public
L’AOP Kintoa a été créée en 2017. Après déjà presque dix ans de travail de l’appellation, sa notoriété est forte. La filière souhaite pour autant s’ouvrir d’avantage à un large public, mais aussi renforcer la dynamique collective existante. Elle organisera pour cela un centre d’interprétation à l’automne prochain, à Banca, afin de présenter son histoire, les productions et le cahier des charge de l’AOP. L’occasion de fidéliser une clientèle et d’attirer plus de producteur·ices.
Pour les paysan·nes intéressé·es par la démarche, il est possible de contacter la filière à l’adresse contact@kintoa.fr ou au 05-59-37-55-71.
