LOUP : ELB MAINTIENT SA POSITION

Ainiza, le 13 avril 2026

Suite au Comité départemental loup qui s’est tenu le 7 avril à la préfecture de Pau, nous avons pris acte des évolutions réglementaires du statut du loup, engendrant certains « assouplissements » dans les mesures de gestion de la population lupine, de protection et d’indemnisations.

Le bilan est sans appel : avec 1 082 loups recensés dans l’Hexagone en 2025 (contre 1 013 en 2024), la pression s’intensifie. En Béarn, la présence permanente d’un individu est confirmée, tandis que les indices se multiplient au Pays Basque. Face à l’augmentation constante des attaques et du traumatisme des éleveurs·ses, l’Europe a ainsi modifié le statut du loup, qui est désormais passé d’espèce « strictement protégée » à « protégée ».

Si nous saluons cette avancée, ELB maintient sa position historique : la présence de ce prédateur est incompatible en plaine et en montagne et menace l’élevage plein-air et le pastoralisme. 

ELB note les assouplissements obtenus : 

– Hausse du plafond de destruction.

– Tirs de défense sur déclaration.

– Intervention facilitée des louvetiers.

– Dérogations possibles pour les tirs de prélèvements. 

– Indemnisations.

Malgré ces modifications, ELB rappelle une vérité de terrain : la cohabitation est un leurre. Un·e berger·ère ne peut exercer son métier avec la peur au ventre. L’impact psychologique d’une attaque, les pertes directes et les dommages collatéraux engendrés sont indélébiles. Accepter le loup, c’est condamner à mort l’élevage plein air de plaine et montagne ainsi que les systèmes transhumants qui façonnent l’identité et l’âme de notre territoire.

Derrière chaque troupeau, il y a des familles qui travaillent, qui vivent de leur métier. Il y aussi des années de sélection génétique et un engagement total.

Pour ELB, la priorité doit rester l’humain et l’activité paysanne. Si l’élevage disparaît sous la pression de la prédation, c’est tout notre tissu social et notre patrimoine vivant qui s’effondreront.

ELB continuera de soutenir sans faille les éleveur·ses qui défendent leurs troupeaux contre un loup, peu importe le cadre réglementaire. Nous ne laisserons pas les prédateurs dicter l’avenir de nos montagnes, nos plaines, nos systèmes transhumants et de plein air.

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