ABSURDITÉ ADMINISTRATIVE :
ELB MAINTIENT LE BOYCOTT

Ainiza, le 11 mai 2026

Pour la deuxième année consécutive, les éleveurs·ses ovins qui transhument sur des estives collectives ont reçu une lettre de la chambre d’agriculture 64 les notifiant de l’obligation de déclarer les mouvements saisonniers de leurs brebis dans un délai de 7 jours (chaque départ de lots d’animaux et chaque retour d’animaux du dernier lieu de transhumance fréquenté). Une mesure, selon la chambre d’agriculture départementale, justifiée par la « réglementation sur les maladies animales transmissibles et la traçabilité des ovins ». 

Cette lourdeur administrative est complètement illogique : ces informations sont déjà collectées par l’intermédiaire du Groupement de défense sanitaire (GDS) et des Commissions syndicales ! Tout est connu : où vont les animaux, leur nombre, la durée de transhumance, tout comme les troupeaux avec lesquels ils interagissent. Lors de leur déclaration PAC, les éleveurs·ses renseignent aussi déjà la localisation de leur troupeau à l’administration. Nos animaux, qui doivent tous être identifiés, sont par ailleurs soumis à une certification sanitaire avant la montée en estive.

Les éleveurs·ses sont débordé·es de papiers et de déclarations obligatoires dans des délais stricts, qui représentent une charge de travail et une charge mentale toujours plus importante, alors que nous réclamons, depuis des années, une simplification administrative. Entre deux effets d’annonces sur cette simplification, la Chambre et l’État dépensent leur énergie à rajouter des démarches pénibles, inutiles et incohérentes !

Dans l’incompréhension et l’agacement, les paysan·nes d’ELB appellent de nouveau les éleveurs·ses à ignorer ce courrier.

Mesures sanitaires absurdes, écrasantes et inadaptées, démarches inutiles et incohérentes : aski! 

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