PERQUISITION D’UN PAYSAN D’ELB :
NON À LA REPRESSION !

La Bastide-Clairence, le 03 juin 2026

Ce matin, les gendarmes se sont présentés inopinément sur la ferme d’un paysan d’ELB à La Bastide-Clairence dans le cadre d’une enquête préliminaire décidée par le procureur de la République portant sur un tag à notre connaissance contre l’Office français de la biodiversité (OFB), peint sur un mur du village lors des mobilisations de cet hiver contre le protocole d’abattage total des élevages en cas de DNC.

Les gendarmes ont essayé de perquisitionner la ferme et le domicile du paysan, sans l’informer de son droit de refus. Les gendarmes doivent en effet avoir l’accord écrit de la personne visée par une perquisition dans le cadre d’une enquête préliminaire pour procéder. À défaut, il leur faut obligatoirement mandat d’un magistrat, ce qui n’était pas le cas. Ces méthodes d’intimidation sont inacceptables !

Pour un tag anti-OFB (ELB et la Confédération paysanne n’ont d’ailleurs pas de grief contre l’Office), on ordonne donc la perquisition de la ferme d’un militant d’ELB. L’intensité du dispositif pour ce délit très mineur interroge. Des perquisitions, auditions et autres méthodes d’intimidation sont-elles ordonnées contre le syndicat en co-gestion avec le gouvernement?

Après avoir consulté ELB pour connaître ses droits, le paysan s’est opposé à la perquisition. Les gendarmes l’ont convoqué cet après-midi à 16h à la gendarmerie de La Bastide pour une audition. Contre la répression du mouvement paysan, des militant·es d’ELB étaient rassemblé·es devant la gendarmerie pour soutenir leur camarade. Errepresioari ez!

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