ATTAQUES DE VAUTOURS : 
L’ELEVAGE DE PLEIN AIR EN DANGER !

Ainiza, le 23 juin 2026

Depuis plusieurs semaines, les attaques de vautours sur des animaux vivants se multiplient à un rythme inquiétant plongeant les éleveurs et éleveuses dans le désarroi et la colère.
Des témoignages sur le terrain démontrent que les faits sont là, réels et traumatisants :

  • Des vaches mortes, attaquées par des groupes de vautours alors qu’elles étaient en train de mettre bas.
  • Un paysan frappé deux fois en l’espace de 15 jours : d’abord une vache ciblée à la tête (aujourd’hui hors de danger), puis un veau de 3 semaines, en pleine forme, qui a succombé sous la violence de l’attaque.
  • Une jument en pleine mise-bas, sauvée de justesse grâce à l’intervention de son propriétaire.

Des dizaines de témoignages de bergers qui voient des brebis ou des agneaux en situation de vulnérabilité être dévorés alors qu’ils sont encore en vie.

Face à cette réalité crue, le discours des services de l’État et des associations de protection de la faune sauvage ne tient pas. Oui, le vautour joue un rôle d’équarrisseur naturel. Oui, le système a longtemps été réciproque et l’est toujours. Mais aujourd’hui, une limite a été franchie : le vautour ne se contente plus des cadavres, il s’en prend au vivant.

Perdre un animal en parfaite santé dans de telles conditions est une perte économique considérable pour nos fermes. C’est aussi, un traumatisme psychologique violent pour l’éleveur. Que reste-t-il à l’éleveur·se face à ce spectacle de désolation ? Rien, si ce n’est le silence sous prétexte que ce rapace bénéficie du statut d’espèce « strictement protégée ».

Après l’ours et le loup, le vautour s’ajoute à la liste des prédateurs qui asphyxient notre quotidien. Une fois de plus, c’est l’élevage de plein air extensif qui en fait les frais. Pour protéger leurs animaux, des éleveurs se voient contraints de les garder en bâtiment.

Le syndicat ELB le réaffirme haut et fort : Mettre en péril le système d’élevage de plein air – pourtant respectueux de l’environnement, du bien-être animal et gage d’une nourriture saine pour les citoyen.nes – au profit de la prolifération de prédateurs est inadmissible et irresponsable. Avec plus de 3000 couples recensés en France par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), le vautour n’est plus une espèce menacée. C’est notre modèle extensif de plein-air qui l’est !

Le syndicat ELB refuse que ces attaques soient passées sous silence et que les paysan·nes soient abandonné·es à leur sort. Nous exigeons :

  • La révision du statut de protection du vautour : la population actuelle ne justifie plus une protection absolue au détriment de l’activité humaine et pastorale.
  • L’autorisation des tirs d’effarouchement : les paysan.nes doivent avoir le droit de défendre leurs animaux sur leurs parcelles et de maintenir l’élevage en plein air.
  • La mise en place d’indemnisations justes : l’État doit reconnaître sa responsabilité et prendre en charge l’intégralité des pertes économiques liées aux attaques de vautours sur les animaux vivants.

Nous ne laisserons pas le système d’élevage de plein air qu’il soit de montagne ou de plaine disparaître.

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