NON À LA FERMETURE DE
L’ABATTOIR DU HAUT-BÉARN!

Ainiza, le 12 août 2026

La décision de la Communauté de commune du Haut-Béarn (CCHB) de la fermeture définitive le 30 août prochain de l’abattoir d’Oloron Sainte-Marie est intolérable. Les abattoirs de proximités sont un outil indispensable à l’élevage, en particulier à l’élevage paysan. Alors qu’il conditionne le maintien de l’élevage et la production d’une alimentation locale, l’abattage doit être considéré comme un service public. La disparition des abattoirs déstructure l’ensemble des filières d’élevage, déjà dans une situation exsangue et menacées par l’ultra libéralisation du marché. La CCHB doit impérativement revenir sur sa décision ! L’ensemble des pouvoirs publics doivent travailler au maintien et au renforcement de cet outil vital pour les éleveurs·ses.

Les arguments économiques convoqués par la CCHB pour justifier sa décision ne sont pas entendables. La production d’une alimentation saine et locale, le maintien de l’élevage, l’entretien des montagnes et des paysages, le travail et le revenu des éleveurs·ses comme de l’ensemble des nombreuses filières locales en aval ne peuvent être considérés uniquement à l’aune de fragilités financières de l’outil. Il s’agit là d’enjeux majeurs de vie dans les campagnes, d’économie locale, de santé publique, d’enjeux environnementaux. Les conséquences seraient dramatiques : décapitalisation d’animaux, impacts immédiats sur les trésoreries des fermes déjà dans le rouge, abandon de projets de développement d’activités, abandon de certaines productions et sans aucun doute la mort de certaines fermes.

Les usagers·ères de l’abattoir du Haut-Béarn sont sans solution : les autres abattoirs du territoire sont soit trop éloignés, soit déjà saturés. La situation en Hexagone des abattoirs est dramatique (de 400 abattoirs en 2003, la France en comptait seulement 230 en 2024), alors que l’État considère sur le même plan les outils de proximité et les unités industrielles brassant plusieurs dizaines de milliers de tonnes par an. La concentration économique et géographique de ce maillon essentiel de la filière menace profondément la continuité de l’élevage paysan, pourtant plébiscité par les consommateurs·rices et utile à la société en général.

ELB apporte tout son soutien au collectif des usagers·ères de l’abattoir du Haut-Béarn et appelle l’ensemble des acteurs locaux à se mobiliser pour la survie de cet outil indispensable. Soyons nombreux·ses à répondre l’appel à rassemblement du collectif jeudi 13 août, à partir de 18h à Oloron-Sainte-Marie, devant l’Office de tourisme du Haut-Béarn (Allée du Comte de Tréville).

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